Il fait un temps tout froid et super humide, la boulangerie est fermée, je n'ai plus de pain pour le petit déjeuner. Il est temps de ressortir la machine à pain.

Rappel de la recette :

  • 275ml d'eau dans la cuve
  • 1.5g de sel (le petit côté de la dosette)
  • 500g de farine (céréales pour moi)
  • 1 sachet de levure à MAP

Et pof, cuisson pour 1000g en mode 1 (pain normal). Je retirerai les pales et ferai une belle boule avec la pâte quand ça arrêterai de malaxer. 

C'est marrant comme il semble que les blogs ont disparu. Ou passés de mode. Ou juste le mien qui roupille. On s'expose partout ailleurs, sur Facebook, Instagram, Ravelry, que reste-t-il à dire ? Et surtout à écrire. Parce qu'un blog, pour moi, c'est du contenu. C'est un texte, des idées, des images...

Ces derniers temps, je me suis surtout servi du blog comme d'un bloc notes, pour moi. Pour jeter des idées, des techniques ou des sensations. C'est pas inutile non plus.

Je dois dire que les 18 derniers mois ont été difficiles. Une rupture, l'achat d'une boutique qui n'a pas fonctionné, la réalisation d'un de mes rêves avec l'ouverture d'une boutique de laine et son écrasement face à la terrible réalité du marché et pour finir mettre 6 mois pour vendre la jolie boutique pour 1 euro. Juste pour pouvoir s'en débarrasser rapidement avant que les charges ne coulent toute la société. Bref, une suite d'échecs douloureux.

Et je me sens coupable sur toute la ligne. De ne pas avoir été assez bien pour que l'homme avec lequel je pensais terminer ma vie en ait envie aussi. D'avoir pris de mauvaises décisions dans le choix de la nouvelle boutique, d'avoir essayé de réaliser mon rêve dans une boutique mal placée et d'avoir échoué à le faire vivre. Et de plein d'autres choses.

Depuis mars, je suis de nouveau dans un travail de bureau. Mais à un poste sans aucune prise de décision. Je ne m'en sens plus capable. Et bien j'aime beaucoup ce poste. J'y ai une fonction, un rôle. Je ne suis plus l'assistante d'un cadre supérieur qui doit décider, analyser, improviser et rester dans l'ombre. Je suis une petite fourmi mais qui a une utilité et qui fait bien son travail, sans stress et sans pression, dans une ambiance bienveillante. Bref, je me reconstruis, petit à petit. 

Ce qui m'a le plus choqué pendant cette période c'est l'attitude des gens autour de moi. La dépression est totalement niée. On appelle ça une grosse fatique, un manque de motivation ou de volonté. J'en ai entendu des "ça ira mieux" ou "tu devrais sortir plus" ou encore "bouge". Le déclic s'est fait un jour que je me suis demandé si ce que je vivais était une dépression ou une grosse fatigue. En lisant un article sur internet, j'ai réalisé que j'étais malade. Que ce que je vivais avait un nom. Que c'était reconnu. Et surtout que ça se soignait. J'ai encore du chemin à faire mais je vais mieux. Je revois le côté positif des choses. Je prends soin de moi et je fais bien attention à ce que les morceaux brisés se recollent dans le bon sens pour que je puisse continuer d'avancer.

Un ami sophrologue m'a parlé de la Thérapie Comportementale et cognitive. C'est une thérapie active, pour changer de façon de regarder les choses. Je n'avance pas beaucoup dans mes exercices et la lecture du livre mais ça m'aide. Je n'avais aucune envie d'aller "parler de ma mère" à un psy analytique. 

Je vous présente Pilou, mon petit compagnon plein d'amour inconditionnel.

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